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Tome sixième.
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PREFACE. I;

ce qui m’a paru prouver à í’honneur de notre siécle,que généralement parlant, on est parvenu à sçavoir dou-ter, c est que quoique la découverte des infectes qu’onmultiplie en les coupant par morceaux, ait fait une nou-velle dont on s’est beaucoup entretenu à la Cour & à laville, cependant je n'ai vû aucune personne qui fait cruefur le premier récit qu elle en avoit ouï.

D ailleurs on ne fçauroit trop tôt rendre très-publiqueune découverte qui à la vérité déroute nos anciennesidées, & nous jette dans de nouveaux embarras fur lanature des animaux & fur leur conformation la plusintime, mais qui étend nos vûës & peut nous en fairenaître de nouvelles. Au moins nous apprend-elle quetoutes les merveilles que nous avons entrevûës dans 1 or-ganisation de certains animaux, ne font rien en compa-raison de celles qui y existent réellement. Au reste ce n estpas aisés d’attester la vérité d’un fait fi étrange, il est né-cessaire & juste de mettre en état de le voir òc.revoir, ceuxqu’on veut convaincre cíe fa réalité.

Un hazard a pu seul donner occasion de faire unedécouverte que la raison permet à peine de croire aprèsqu on fa vue ; mais ç’a été un de ces hazards qui nes’offrent qu’à ceux qui font dignes de les avoir, ou plutôt,qu’à ceux qui fçavent íe les procurer. M. Trembley quifait actuellement fa résidence à la Haye en Hollande,instruit que dans différentes eaux on trouve différentesefpeces d’infectes qui méritent d’être étudiés, voulutconnoître celles qui fe tenoient dans seau d’un fosse,qui étoit couverte de lentilles: il en remplit un vase deVerre, & noublia pas d y mettre flotter de la lentille. IIlie fut pas long-temps fans appercevoir de petits corpsd’un beau verd, dont plusieurs s’attacherent contre lesparois transparentes du vase ; ils lui parurent mériter son

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