Band 
Tome sixième.
Seite
LVI
JPEG-Download
 

Ivj / PREFACE.

façon si étrange. Plus on examine les productions & íesopérations de la Nature, & plus on reste convaincu qu’ilne s ’y trouve rien d’unique. Un grand nombre d’insectesaquatiques furent bien-tôt exposés à périr cruellementíous sinstrument dont on se servoit pour essayer de lesmultiplier. M. Bonnet ne sutpaslong-temps néantmoinsfans découvrir une espece de vers, longs quelquefois deplus de i 5 à 16 lignes, mais très-déliés, qui se tiennentau fond de seau dans la boue, pour la multiplication delaquelle on travaille utilement, lorsqu’on en met les indi-vidus en pièces. Après s’être assûré qu’un de ces vers par-tagé en deux, devenoit deux vers en assés peu de temps,il poussa ses expériences plus loin, & elles lui apprirent qued’un même ver on pouvoit en avoir quatre, huit, si on lecoupoit en un pareil nombre de parties, que même desvingtièmes & de plus petites parties pouvoient devenirdes vers parfaits. Des expériences semblables réussirent àM. Lyonet, fur des trentièmes, & même fur des quaran-tièmes parties de vers d'une eípece plus grande que celledont il vient d etre parlé: leur longueur est d environ troispouces & demi, 6c leur grosseur est à peu-près celle de lachanterelle dun violon. M. Lyonet s’étant servi de cesvers pour nourrir des nymphes de demoiselles aquatiquesdès 1739, remarqua avec surprise que la partie antérieurede quelques-uns des premiers vers, dont le bout posté-rieur avoit été mangé apparemment par les nymphes desdemoiselles, restoit fur le fond du bacquet sens y périr;il remarqua de plus que la partie postérieure du corps dequelques vers entiers, étoit dune couleur plus claire quecelle de lantérieure, ce qui lui fit soupçonner que le boutrompu avoit repoussé : il ma seit shonneur de m ecrire quedès-lors il en fit Inexpérience, qui lui réussit; mais ce ne futque vers ia fin de shiver 174.1, qu'il se mit à la répéter, &