îviij PREFACE.
de leur corps & sur-toutpar leur vivacité, ressemblent plustle petites anguilles : parmi les unes 6c les autres il y en ade brunes, de rougeâtres, de blancheâtres, 6c de diffé-rentes grandeurs. Mais ce qui peut encore aider à fairedistinguer les uns des autres les vers de ces différentes estpeces, c’est qu’il y en a qui se tiennent au milieu de seau ;d autres rampent fur le fond ; d’autres restent entièrementcachés fous la boue, & d’autres n’y font enfoncés qu’enpartie; ils élèvent le reste de leur corps au-dessus, 6clui font faire des ondulations continuelles. J’ai fait desestais fur plusieurs eípeces de ces infectes, dont le succèsrne dispose à croire qu’on regardera à f avenir commedes eípeces qui ont été exceptées de la régie générale,celles de 1 un 6c de f autre genre dont les portions enlesquelles leurs individus auront été divisés, ne feront pas,pour ainsi dire, des boutures propres à donner des ani-maux parfaits 6c semblables en tout à celui dont elles ontété une partie, 6c quelquefois aisés petite.
II y a pourtant des genres d’infectes, dont quelqueseípeces feulement ont en partage la propriété d etre mul-tipliées par des sections. Les eípeces de sangsues, parexemple, les plus connues, les plus grandes 6c les pluscommunes, des eípeces de médiocre grandeur, 6c classéspetites 6c plus rares, fe font mal trouvées de mes épreuves;quoique les portions en lesquelles je les ai coupées, ayentsouvent vécu pendant plusieurs jours, 6c quelquefois pen-dant plusieurs semaines, elles ont péri fans que ce quileur manquoit ait paru commencer à íe former. Peut-êtrepourtant croira-t-on devoir placer dans le genre dessangsues des infectes d’une très-petite efpece, pour qui,d’être coupés en deux, trois ou quatre parties, n’est qu’unbien, si Ç >en est un pour eux de fe multiplier. Je lesappelle des Sangsuçs-l maC€Sj paree quelles ont quelque