PRETA CE. Ixiij
ayant quitté le Poitou, & repris la Rochelle pour le lieude fa résidence, j ai pu íîirement me promettre que sonamour pour l’histoire naturelle, joint aux dispositions queje lui sçais à me faire plaisir,Tengageroit à tenter des ex-périences qui ne pouvoient être bien suivies que par ceuxqui habitent pendant toute Tannée les bords de la mer.Jl s’est prêté avec autant de zélé que d’inteliigence, à fairetoutes celles que je souhaitais. Ce n est pas ici le lieu dedétailler les précautions qu il a prises pour retrouver lesanimaux qu il avoit coupés pendant que la mer s’étoit reti-rée, & qu ellevenoit recouvrir ensuite: je ne rapporteraipas même quelques expériences extrêmement singulièresque je lui avois indiquées, dont le succès a été dû à sonattention & à son adresse ; je me contenterai pour le pré-sent de dire qu il ma écrit qu’il étoit parvenu à avoir desïnoitiés d orties dont les cicatrices s’étoient parfaitementrebouchées, & étoient devenues des orties parfaites, &qu’il en gardoit plusieurs pour me les faire voir pendantles vacances de 1742. Ii a vû auíïì à des étoiles des rayonspaissants en la place de ceux qu’il avoit emportés.
L/eau qui humecte continuellement les playes des por-tions désinfecte qui a été coupé en deux, en trois, ou enun plus grand nombre de parties, conserve ces playes dansUn état favorable à la formation de la cicatrice, & à Tef-pece de végétation qui s’y doit faire ; mais faute de cettecirconstance favorable aux reproductions des parties desanimaux dont seau, soit douce, soit salée, est f élément, lupropriété qui a été accordée à plusieurs efpeces de ceux-ci,uauroit-elle pu f être à des efpeces d’infectes terrestres, &leur auroit-elie été refusée à toutes î II y a des efpeces deces derniers qui vivent dans des lieux où leurs playes peu-vent être tenues continuellement humides, telles font íe$