ixiv P R E' F A CE.
différentes eípeces de vers de terre. II étoit donc naturel dcsoupçonner que ces verspourroient être de ceux qu’on mul-tiplie en les coupant ; & on étoit cf autant plus invité à fairefur eux des essais, qu’ils ressemblent beaucoup à des versaquatiques de plusieurs especes différentes, dont les tron-çons ont le plus de facilité à redevenir des insectes parfaits.M. Bonnet & moi avons mis chacun de notre côté des versde terre à 1 épreuve que soutiennent fi bien les vers aquati-ques qui leur ressemblent : j’ai commencé par en couper endeux ; la partie antérieure, quoique je ne lui eusse pas laisséla moitié de la longueur de la partie postérieure, a paruavoir peu souffert d’avoir été séparée de celle-ci ; souventen moins de deux jours elle a été un nouvel animal, beau-coup plus court à la vérité que celui dont elle avoit faitpartie, mais en état de remplir toutes íès fonctions. L/anuss’étoit bien formé au bout produit par la section , Sc étoitrebordé comme il lest clans f état ordinaire. II ne man-quoit plus à ce nouveau ver que de croître en longueur,cf acquérir celle qu’avoit euë f ancien, c’est ce qui s’estfait peu à peu, 6c qui a demandé plusieurs mois. Mais lareproduction qui fe doit faire dans la playe de la partiepostérieure d’un pareil ver, est bien un autre ouvrage quecelle d’un anus, 6c que celle dune fuite d anneaux aisésuniformes: une tête s y doit former, ou développer; àpeu de distance de cette tête doivent fe reproduire, tantdans f intérieur qu’à i’extérieur, les parties propres au sexedu mâle, & d’autres propres à celui de la fémelle ; lesunes 6c les autres doivent non seulement fe trouver dansle même ver, elles doivent y être doubles; aussi n’est-cequ’au bout de trois à quatre mois ou environ que la partiepostérieure des vers de terre les plus communs, devientun ver parfait. Plusieurs de ces parties postérieures périssent
avant