des Insectes./. Mem. ssont déposés, ôc que ies vers qui en éclosent, prennent leuraccroissement jusqu a ce qu’ils soient en état de subir leursdifférentes métamorphoses. Quoique je íçusse où 1 ondevoit trouver de ces sortes de nids, que c’étoit princi-palement dans les prairies 6c dans les champs de sainfoin6c de luzerne, quoiqu’ils n’y soient pas rares, & que leurVolume puisse les rendre très-sensibles (car le diamètre deleur circonférence a souvent cinq à six pouces & plus, 6cils s elevent au-dessus de la surface de la terre de quatre àcinq pouces) j en ai cependant cherché inutilement moi-mêine pendant plusieurs années; 6c beaucoup d enfantsde la campagne, que j’ai intéressés à m’en découvrir pardes récompenses promises, n ont pu y réussir. L’expédientdes récompenses promises m’en a pourtant procure par lafuite autant que j’en ai voulu, 6c plus. Je pensai que c etoitaux faucheurs à qui je devois m’adresser. Quand leur fauxcoupe fherbe bien près de la terre, elle met à découvertles nids de bourdons qui s’élevent au-dessus de fa surface;souvent même le tranchant de ce grand instrument diviseces nids en deux, 6c détermine les mouches à en partir.Aussi n’ai-je point trouvé de faucheurs qui ne connussentles nids dont ii s’agit. Les premiers que je voulus engagerà m’en procurer, en leur promettant de les leur payer cha-cun douze fols,, furent extrêmement contents du marché.Je le fus fort moi-même d’avoir dès le même jour à leurdonner le prix de cinq à six de ces nids. Bientôt ii fut fçûpar tous les faucheurs du pays, que le commerce de nidsde bourdons méritoit attention : on m’en offrit de toutes
parts. Quoique j’en eusse beaucoup rrque je l’eusse diminuée des deux tiers, même pour ceuxqui étoient les plus gros 6c les plus peuplés, il me fut faciled’en avoir près d’une centaine, 6c il n’eut tenu qu’à moid’eE ayoir beaucoup davantage. Enfindans toutes les
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