des Insectes. I. Mem. 17
Pour fordinaire les coques font néantmoins à découverten entier, ou en très-grandepartie; mais c’est apparemmentque dès qu’ily en a une de finie, les bourdons enlevent lapâtée dont elle étoit couverte, Sc la mangent eux mêmes,ou la portent dans d’autres endroits où elle fera placéeplus utilement. Une autre maífe de pâtée que je détachaiplus tard que la précédente, confirme ce que je viens dedire; je vis quelle tenoità une coque qui rfen étoit cou-verte qu'en partie.
Comme tous les vers ont besoin d etre dans une positionsemblable pendant qu’ils se métamorphosent en nymphe,6c pendant qu’ils vivent fous cette dernière forme, ils don-nent tous une même position à leurs coques, Sc telle queleur grand axe est à peu près perpendiculaire à l’horifon.Enfin, comme le ver qui s’en construit une, aime qu’elleait un appuy fixe, il ne manque pas de f attacher contreune de celles qui ont été filées auparavant. C est ainsi quefe forment les gâteaux de plusieurs coques attachées lesunes contre Jes autres. Mais il importe peu au ver que lasienne soit un peu plus élevée ou un peu plus baffe quecelles des autres; Sc de-là viennent en partie les inégalitésdes surfaces du gâteau. Ce qui rend encore les inégalitésplus considérables, Sc fait que le gâteau est inégalementépais, c est que les coques filées par des vers qui doivent fetransformer en gros bourdons, ont un volume qui sur-passe de beaucoup celui des coques des vers qui doivent fetransformer en des bourdons très-petits par rapport auxpremiers.
Chaque coque d’où f infecte est sorti après s’être trans-formé en mouche, est ouverte par son bout inférieur;il fuit de-là que chaque nymphe est placée dans fa coquela tête en embas, comme le font parmi les abeilles les feulesnymphes qui doivent devenir des semelles.
Tome VI . C