des Insectes.//; Mem. 4*
Les grands * de la mouche perce-bois, íont bien plus larges y*î- %•proportionnellement que les deux de la mouche à miel ,*qui leur font analogues.
Ces mouches ne font gas fort communes; il n elì pour-tant guéres de jardins où son ifen puiífe voir quelques-unes en différentes saisons. Elles paroissent bien tôt aprèsla fin de i’hyver; elles volent volontiers autour des mursexposés au Soleil, & dans les heures où fes rayons tom-bent dessus, fur-tout lorsqu ils font garnis d’arbres & detreillages. Dès qu on a remarque une de ces mouches dansun jardin, on est presque fur de fy revoir à bien des re-prises dans le même jour, 6c pendant les jours suivants.
Elle voltige autour d'un mur, elle s’appuye dessus pourquelques instants, après quoi elle part pour faire plu-sieurs tours en f air, & aller ensuite íe poser sur un autreendroit du même mur. Elle prend de fois a autres desessors dans lesquels fobfervateur ne la peut suivre ; maisil la revoit au bout de quelques heures, tantôt plutôt, tan-tôt plus tard ; le bruit qu'elle fait en volant, avertit de ionretour; 6c il est toujours aisé de l'appercevoir alors, car íesailes écartées du corps la font paroître encore plus grossequelle ne lest.
Celle qui rode ainsi au printemps dans un jardin, ycherche un endroit propre à faire son établissement, c’est-à-dire, quelque piéce de bois mort d’une qualité conve-nable, quelle entreprendra de percer. Jamais ces mouchesn attaquent les arbres vivants. II y en a telle qui íè déterminepour un échalas; une autre choisit une des plus grossespieces qui fervent de soutien aux contr espaliers. J en aivû qui ont donné la préférence à des contre-vents, 6cd autres qui ont mieux aimé s’attacher à des pièces de boisaussi grosses que des poutres, posées à terre contre des mursoù elles fervoient de banc. La qualité du bois 6c fa positionTome VI. , F