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4-2 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREentrent pour beaucoup -dans les raisons qui décident lamouche. Elle n'entreprendra point de travailler dans unepiéce de bois placée dans un endroit où le soleil donnerarement, ni dans une piéce d’un bois encore vert ; ellesçait que celui qui non feulement est sec, mais qui com-mence même à íç pourrir, à perdre de fa dureté naturelle,lui donnera moins de peine.
Enfin loríqu’une de nos grosses abeilles d’un noir lui-sant, a fait choix d’un morceau de bois, elle commenceà le creuser quelque part. L’ouvrage qu’elie entreprenddemande quelle ait de la force, du courage & de la patience.Supposons le morceau de bois qu’elle a choisi, à peu prèscylindrique, & posé de bout ou perpendiculairement àpi. 5 fig. shoriíbn, elle ouvre d abord quelque part un trou * qui íeî. p.' 6 ' dirige vers saxe un peu obliquement. Quand elle sa pousséà quelques lignes de profondeur, elle lui fait prendre unePI. %. autre direction *; elle le conduit à peu près parallèlementà saxe, elle perce le bois en flûte; quelquefois pourtantelle dirige le trou obliquement d’un bout du morceau debois à sautre. Le volume de,, son corps demande que cetrou ait un assés grand diamètre, il faut quelle puisse seretourner dedans ; aussi y en a-t-il tel dans lequel j ai faitentrer à 1 aise mon doigt index. Elle lui donne quelquefoisplus de i a à i y pouces dé longueur. Si la grosseur dubois y petit suffire, elle perce 3 ou 4. de ces longs trousPI. 6. fig. dans íòn intérieur *. J’en ai trouvé trois rangs * dans unmontant de treillage qui avoit 6 à-y pouces de diamètre,s ' s> hf L & qui m aVoit été donné par M. de Fouchy. Cest-là assu-rément un grand ouvrage pour une abeille ; mais aussin'eít-ee pas celui d’un jour, elle y est occupée pendantdes semaines & même pendant des mois.
Quand on est parvenu à observer le morceau de boisdans lequel il y en a une qui travaille, on volt fur la terre