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Tome sixième.
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4§ MEMOIRES POUR L’HiSTOIREde bois pour mettre à découvert l'intérieur de deux cel-lules. Chacune de ces cellules avoit un ver que je meproposai d’observer tous les jours, & je sçavois que lesimpressions de l’air pouvoient leur être funestes; /'appli-quai donc Sc collai exactement fur i’ouverture que j’avoisPI. 6.%. faite, un morceau de verre *. Les cellules étoient alorsq<l, R R. p re fqye remplies de pâtée. Les deux vers étoient encoretrès-petits, chacun n’occupoit dans fa loge, que le peud’efpace qui restoit entre íès parois Sc la masse de pâtée ;ce peu d’eípace fuffifoít pour leur donner passage. Je lesvis changer souvent de place ; celui que j’avois trouvéen haut le matin, je le trouvois I après-midi ou le joursuivant à un des côtés, ou même près du fond. La mastede pâtée devenoit journellement de plus en plus petite.Je commençai à les observer le 12 Juin, le 27 du mêmemois la pâtée de chaque cellule étoit presque toute man-gée, Sc le ver plié en deux remplissoit en grande partieson logement. Le 2 Juillet ils avoient l'un Sc l’autre con-sumé toute leur provision ; il ne restoit dans chaque cel-lule que quelques petits grains noirs, oblongs, qui étoientle peu d’excréments qu’ils avoient jetté. Ils firent pen-dant cinq à six jours un jeûne qui apparemment leurétoit nécessaire, Sc pendant lequel ils parurent très-inquiets. Souvent ils augmentoient la courbure de leurcorps, ils fuioient descendre leur tête en embas ; ils seredressoient ensuite un peu, Sc relevoient un peu leur tête.Ces mouvements les préparoient à la grande opérationqui devoit les faire changer d état. Entre le j Sc le 8 dumême mois, ils se défirent de la peau qui les faisoit paraîtredes vers, Sc ils furent des nymphes.

Nous ne nous sommes pas arrêtés à décrire ces vers,* Fig.6. qui font très-blancs*,&qui ne diffèrent pas dans 1 essentielde ceux des abeilles ordinaires, Sc de ceux des bourdons

velus.