des Insectes. I I. Mem. 47capacité qui convient à ia grandeur de ia seconde cellule, &pondu un second œuf, elle bâtit un second plancher. Cestainsi quelle remplit, Sc quelle ferme toutes les cellulessuccessivement.
Quand il y en a une de fermée, la mouche a fait, parrapport à f œuf qu elle y a déposé, & au ver qui en éclorrabien-tôt, tout ce qu elle avoit à faire. Elle n’a 'plus à êtreinquiète pour le fort du ver naissant, elle a pourvû à tout;elle Ia logé convenablement ; elle a mis de la pâture àportée de lui, & elle lui en a donné la provision nécessairepour fournir à tout ion accroissement. Lorsqu il aura con-sumé toute celle qui est dans fa cellule, il fera en état desubir ses transformations, de devenir nymphe, Sc ensuitemouche. L’aliment qu’elle lui a préparé est de nature àne íè corrompre ni s’aitérer aucunement, quand le verseroit plus long-temps à croître qu’il ne lest. D’ailleursil conièrve son onctuosité; comme il est dans un vase bienclos, cequ’il a de liquide, n’estpas exposé à s’évaporer.
Le ver naissmt n’a que très - peu de place pour íèretourner dans fa cellule, qui est presque remplie par lapâtée ; à mesure qu’il croît, il a besoin d’un plus grandespace pour se loger ; 1 espace aussi ne manque pas des’aggrandir, Sc dans la proportion que l’accroissement duver le demande; puisqu’il ne croît qu’aux dépens de lapâtée, le volume de sune diminue quand celui de i’autreaugmente.
Je profitai il y a huit à neuf ans d’un morceau de boiscylindrique creusé par une de nos abeilles, que M. Pitotm’avoit apporté de fa terre de Launay, pour voir com-ment chaque verse comporte dans í’intérieur de fa cellule.
Ce morceau de bois * qui n’avoit que i 5 à 16 lignes de * PI. 6. fig,.diamètre, étoit aisé à manier Sc propre à être disposé 3 ‘comme je le voulois. J emportai avec un couteau, assés