des Insectes.///. Ment. 61aussi grosses Sc aussi longues que ies faux - bourdons oumâles des mouches à miel. Elles font d une taille moyenneentre celle de ces dernières mouches, & celle des perce-vois.
Mais la plus grande différence qui se trouve entre nosmaçonnes, n’est pas celle des couleurs; il y en a une desexe. Les noires sont les femelles, qui font munies d unaiguillon pareil à celui des mouches à miel ; les rousses n ontpoint d’aiguillon. Si on presse le derrière de celles-ci , oïlfait sortir de leur corps * des parties qui ne permettent !pas de les méconnoître pour des mâles, lorsqu on f ça i t *quelle est la forme des parties ail moyen (lesquelles lesmâles des mouches à miel, & ceux des bourdons, rendentféconds les œufs des férnelies. Les parties qui caractérisentle sexe des mâles maçons, ressemblent encore plus à cellesdes mâles bourdons, qu’à celles des mâles des mouches amieL
Parmi les infectes les mâles naissent paresteux, oii plu 1 -tôt ils ne naissent pas pour le travail. C’est une réglé quiparoît affés générale. Ceux des mouches maçonnes Í 2contentent de féconder les femelles ; ils ne leur aidentaucunement à construire les nids. L’ouvrage dont l’Au-tour de la nature a chargé ici les feules férnelies, est rude",il ne les a point traitées avec autant de distinction que lessemelles des mouches à miel; il ne leur a point accordédes ouvrières fur qui elles puissent fe reposer. Chacunede nos mouches noires est donc obligée de faire le nid°u le nombre de nids nécessaire pour loger les œufsqu elle doit pondre. La maniéré dont elles les- bâtissentest la plu s curieuse partie de leur histoire. Pour être en étatde la bien expliquer, il ne m’en a pas conté un tempsconsidérable à faire des observations. M. du Hamel ayantremarqué que ces mouches ayoient pris beaucoup dégoût
- ? 1 . 8 . %., 5 & 6.