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Tome sixième.
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* PI. 7.10 & 11

62 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREpour ie château de Nainvilliers qui appartient à M. sonfrere, m’oíFrit de les étudier avec l’attention dont il estcapable. J’acceptai son offre avec reconnoiísance ; Sc lepublic a à partager avec moi celle qui lui est dûë pour lapeine qu’il a prise d’épier ces mouches dams'tou's les mo-ments essentiels. Mon ouvrage scroit moins imparfait &eut été plutôt fini, si j’eusse trouvé de pareils secours parrapport à la plupart des autres infectes ; car je ifai qifàhien rendre les observations que M. du Hamei m’a com-muniquées, pour ne laisser rien à desirer fur l’cfpcce d’artde maçonnerie dans lequel nos mouches font si habiles.

Aprèsquune mouche a reconnu fur un mur un endroitqui est, pour ainsi dire, un terrein propre au bâtimentqifelle veut élever, après quelle s est déterminée pourcet endroit, eiie va chercher des matériaux convenables.C’est à elle a les trouver, à les préparer, à les transporter,ct à les mettre en œuvre. Le nid qu elle veut construire,doit être fait dune efpece de mortier dont du fable doitêtre la base, comme il lest du mortier que nous saisonsentrer dans la construction de nos édifices. Elies fçaventcomme nous, que tout fable n est pas également propre àen faire du bon: une certaine grosseur convient aux grainsde celui qui doit être préféré: ils ne doivent avoir ni lafinesse de ceux du fablon, ni la grosseur de ceux de cer-tains graviers qui ne font que des amas de petites pierressensibles. Ce feroit la faute de la mouche si elle n’em-ployoit pas du meilleur fable du pays, car elle choisit grainà grain celui qu elle veut mettre en œuvre. On la voit fcdonner de grands mouvements fur un tas de fable où nosmaçons prendroient indifféremment celui qui y est am-fig. moncelé. Avec fes dents *, aussi fortes & plus grandesque celles des mouches à miel, elle tâte plusieurs grainsles uns après les autres ; mais ce n'est pas un à íin qu’elle