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Tome sixième.
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64 MEMOIRES POUR L'HlSTOIREmortier ne seroit pas auffi pêtrissabie que nos mouches ontbesoin .que í bi t le leur. Lorsque l'on examine les fragmentsd’un nid, les yeux seuls conduisent à juger que la terre aété employée avec le gravier pour les former. Si on lesmouille, & que íur le champ on les approche du nés, on* Mem. de sent une odeur qui, comme nous lavons dit ailleurs*,neVAcadémie, seauroit être répandue par le fable, une odeur propre à,z 8 o. la terre, u n un, on peut, comme on le verra dans la sente,ramollir ces fragments avec l’eau seule, & ensuite les dé-tremper clans seau. L'eau qui en a été rendue bourbeuse,laisse précipiter successivement des couches de fable dedifférentes finesses, & fur la dernière de celles-ci une cou-che de terre.

Quand une mouche a trouvé quelque part du fable àson gré, elle y vient prendre tout celui dont elle a be-soin. Pendant cinq à six jours de fuite, j'ai vu à presquetoutes les heures du jour, une maçonne, & probablementla même, car alors je n'en ai jamais vu deux à la fois,• qui s'étoit déterminé pour un espace d’une allée labiéede mon jardin de Charenton, qui n’avoit pas plus de cinqà six pouces de diamètre. Je me fuis trouvé quelquefoisassés près d elle pour l’obferver à la loupe. Ce fable étoitun assés gros gravier, c’étoit du fable de la riviere deSeine : mais elle m’a toujours paru ne prendre que lesgrains fins qui s’y trouvoient mêlés ; elle fembloit lespétrir entre ses dents, ce qu’elle ne fajfoit apparemmentqu’après les avoir humectés. Ce qui m’a paru encoreplus digne d’être remarqué, c’esl qu’après s’être chargéeen partie dans ce premier endroit, elle voioit fur un autreendroit de l’allée éloigné de i y à 20 pieds du premier.Là, elle ajoûtoit à fa charge quelques grains de gros gra-vier, après quoi elle se rendoit au lieu où elle bâtissoit.M. du Hamel a observé que ces mouches vont souvent