des Insectes. III Mem. 6 zles transporte; elle íçait mieux ménager le temps, bail-leurs, pour composer cíu mortier, ce n est pas asséscí’avoirtlu íâble; pour lui faire prendre corps, pour faire la liaisonde ses grains, nous avons très-bien imaginé, & c est unebelle & utile invention, d’avoir recours à la chaux éteinte.La mouche a dans elle-même féquivalent de la chaux ;elle fait sortir de sa bouche une liqueur visqueuíe dontelle mouille le grain de sable pour lequel elle s’est déter-minée; cette liqueur sert à le coller contre le second grainqui est choisi; celui-ci ayant été mouillé à son tour, untroisième peut être attaché contre les deux premiers. Lamouche fait ainsi une petite motte de fable de la grosseurd une dragée de plomb à lièvre.
Nous avons déja dit que leurs dents font fortes & plusgrandes que celles des mouches à miel ; elles font tailléesde maniéré que le côté intérieur de l une s’applique exacte-ment contre le côté intérieur de faune : leur extrémitéest aiguë*; en-deífus elles font convexes *, & concavesen dessous *. La cavité qu elles forment lorsqu’elles fontjointes, suffit pour contenir une masse de mortier de gros-seur sensible, que les rebords de la cavité empêchent detomber; une épaisse frange de poils qui borde le côté exté-rieur de chaque dent, aide encore à la retenir.
II fuffiroit de comparer les dents des femelles aveccelles des mâles *, pour reconnoître que ceux-ci n ontpas été faits pour le travail. Les leurs font sensiblementplus petites, moins creusés, & moins fournies de poilspar-deífous.
Nous devons ajoíìter à ce que nous avons dit du fablecont nos maçonnes font leur mortier, que ce fable n estpas pur, qu’il est pareil à celui que nous nommons du fablegras, c’est-à-dire, qu’il est mêlé avec de la terre. II faudroitlr °P de colle pour faire du mortier avec le fable pur; & ce
* pi. 7. fig,
ro & n.
* Fig. 1 o.
* Fig. 11 »
* Fig. 8