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Tome sixième.
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72 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREde matériaux, la place qui lui étoit nécessaire pour lesmettre en œuvre, ne lui étoit point cedée par fautre;elle étoit obligée de recourir aux voyes violentes pour íeconserver la possession de son bien ; elle étoit forcée delivrer un combat à i’ufurpatrice, que celle-ci étoit prête àsoutenir.

M. du Hamel a été souvent témoin oculaire de pareilscombats, & il en a vû quelquefois qui étoient fi opiniâtrés,qu’ils duroientdesdemi-iieures entières. C’est enl’air quese donnent les plus rudes chocs. Les deux combattantesvolent souvent í’une vers fautre tête contre tête. Cellequi est la plus élevée, a ordinairement í’avantage: quandelle attrappe l’inférieure, le coup quelle lui porte est quel-quefois íì violent qu’il la précipite à terre. Aussi celle quise trouve la plus basse tâche d’efquiver le coup ou dumoins une partie de fa force, soit en plongeant, soit euVolant à reculons. Car pendant leurs combats, ces mou-ches dirigent leurs vols de toutes les façons propres à leurfaire porter des coups avec plus davantage, & à leur faireéviter des coups trop redoutables. Quelquefois on en voitune s’élever perpendiculairement, Sc descendre ensuiteperpendiculairement fur son ennemie, pour 1 accabler dupoids de son corps mû avec vitesse: celle qui est menacéede ce terrible coup, vole aussi en embas; souvent elle fefauve mieux encore en volant à reculons; telle alors íe retireplus de vingt pas en arriére. M. du Hamel a très-bien re-marqué que le vol a reculons paroi t inconnu aux oiseaux ;mais beaucoup d’autres mouches s en fervent, même dansîes occasions où elles ne semblent voler que pour leusplaisir. On n'a qu’à suivre des yeux les mouches à deuxailes qui aiment nos appartements; il y a des temps oùplusieurs de celles-ci fe tiennent ensemble en l’air, aíTésprès du plancher, óc font cent tours Sc retours dans un aífè s