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Tome sixième.
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des Insectes. III. Ment. 79affermies pour percer les murs épais qui les renfermentde toutes parts; car la porte, c’est-à-dire, 1 ouverture supé-rieure de chaque cellule, a été bien murée, & recouverteencore d une couche de mortier. II faut que les dents deía mouche ouvrent un trou * capable de laisser passer íbncorps, & cela dans une matière que les couteaux n’atta-quent pas fans en souffrir. Si les meres qu on a vû travaillerpendant l’année précédente, paífoient l’hiver, on pour-roit penser que leur tendresse pour leurs enfants les ramenefur les nids, & qu elles viennent en ouvrir les cellules ;mais M. du Hamel a fait 1 expérience la plus propre àdémontrer que la mouche naissante est capable de percerfa prison, quelque durs & épais qu’en soient les murs. II arenfermé un nid fous un entonnoir de verre dont les bordsétoient bien appliqués & scellés contre ía pierre même àlaquelle le nid étoit attaché. Le bout du tuyau de cet en-tonnoir avoit plus de deux pouces de diamètre, c est-à-dire, beaucoup plus qu’il n’étoit nécessaire pour laiíïeríortir la mouche qui, après avoir percé son nid, cherche-roit à s’échapper de f entonnoir. Mais afìn qu’elle if en sortîtpas trop facilement, & qu’elle jouît de la quantité d’airquipouvoit lui être devenue nécessaire, il avoit eu la précau-tion de boucher avec une simple gaze le bout de 1 enton-noir. Trois mouches rousses parurent dans 1 entonnoir versle 20 d’Avril, après être sorties du nid par les trois trousquelles avoient percés ; elles firent cent tentatives inutilespour s’échapper de cet entonnoir dans lequel elles périrent.Elles étoient venues à bout d’un mortier dur comme deia pierre, <Sc ce grand ouvrage fait, elles n’avoient pas tentéou avoient jugé au-dessus de leurs forces, celui de percerUne simple gaze. Communément les infectes ne fçaventfaire que ce qu'ils ont besoin de faire dans Tordre ordinaire*!e la nature.

* Pi. 7. %.I 0.