8s Mémoires pour l’Histgirë
II y a pourtant des mouches foibles qui apparemmentlie font pas en état d'entreprendre de percer leur prison.On en trouve de celies-ci mortes dans des cellules qu'ellesn ont pas même tenté d’entamer avec leurs dents. Quel-quefois l’ouvrage que la mouche nouvellement née a àfaire, paroitroit devoir être double de f ouvrage ordi-naire; elle fembleroit avoir à percer, outre fa propre cel-lule, celle dune autre mouche; car quelquefois un nidfe trouve composé de deux couches de cellules mises lesunes fur les autres. La bonne opinion que j'ai de f intelli-gence des meres maçonnes, ne me permet pas de penserqu'elles faífent des fautes aussi lourdes que celle-ci le pa-roît. Je fuis disposé à croire que quoique les cellulessoient posées les unes fur les autres, chaque mouche nais-sante peut sortir par un des bouts de la sienne fans passerpar le logement de fa voisine.
M. du Hamel a observé que les maçonnes rousses oumâles paroissent quelques jours avant les noires. Dès queces dernières prennent 1 essor, elles trouvent donc desmâles disposés à les féconder. Ni lui ni moi n avons puvoir faccouplement d’un de ceux-ci avec une de celles-là.Cette importante action ne s'accomplit pas apparemmentfur le mur même où les meres bâtissent. Si elle fe passedans la campagne, elle ne peut être mise fous les yeux quepar un hazard heureux.
Les vers fembleroient n’avoir rien à craindre dans lessolides nids où ils font renfermés : je ne leur comtois pointd ennemi qui entreprenne d’y pénétrer. Souvent pourtantils font dévorés dans leur habitation ; ils y deviennent lapâture devers de plusieurs efpeces. J'ai quelquefois trouvédans une cellule plus de 3'0 petits vers blancs qui avoientcrû aux dépens de la propre substance de fhabitant natureldu lieu. Dans d’autres cellules, j'ai yû que le ver de la
maçonné