9 6 MEMOIRES POUR l'HïSTOIREvu fouiller dans la terre ordinaire. Leur pratique n est pascomme celle de plusieurs autres, de sure un monticule dela terre qu elles ont tirée; elles 1 étalent avec leurs dernièresjambes autour du bord du .trou.
Sur la terre du bord d’un fossé, j’ai quelquefois trouvédes centaines de trous qui laissoient entr’eux peu d’inter-
* PI. 9. fig. vaste: ils avoient été ouverts par des mouches* qui, comme4 & 5 ' les abeilles, donnent pour nourriture à leurs vers une pâtée
mielleuse. Peut-être pourtant qu’estes doivent être milesdans un genre particulier qui auroit le nom de Proabeïlles.
* Fîg. 6 & 7. Leur trompe * différé par quelques particularités de celle
des mouches à miel : elle est en grande partie renfermée
* Fig. 7. 1 . dans un étui écailleux & cylindrique *; le bout de la trompe
fort de cet étui, & est accompagné de quatre filets ana-
* Fig. 6 & 7. logues aux quatre demi-fourreaux des autres trompes *,b, b, b, b. ma j s autrement construits; ils paraissent grainés. D ailleurs
au lieu que la trompe des abeilles, lorsqu’eile est dans l’inac-tion, a son bout tourné vers le col, le bout de la trompe
* Fig. 6. t. de ces proabeilles lé trouve fous les dents *. Immédiate-
ment au-dessous de celles-ci part un mammelon charnuqui est la vraye langue de la mouche. Je 1 ai vu en faireusage pour lécher fa trompe, pour la frotter 6c refrotterà une infinité de reprises. II n est guéres d’eípeces d’abeillesqui ayent le corps si allongé. Entre les anneaux qui le com-posent, les plus proches du corcelet font rougeâtres en-dessus.
Les cellules qu’elles creusent en terre, ont neuf à dixpouces de profondeur. J ai trouvé à 1 ordinaire dans lefond de quelques-unes de la pâtée, où des poussières d’éta-mines entraient pour beaucoup. Dans quelques autres,j’ai trouvé les vers, 6c dans d’autres les nymphes en les-quelles ils s’étoient métamorphosés. J’ai distingué troissortes de ces nymphes, qui deyoicnt donner trois fortes de
mouches;