des Insectes. IV. Mem. 95
Nous ne nous arrêterons pas à faire connoître les diffé-rentes efpeces d’abeilles dont findustrie est bornée à desouvrages fi simples. II y en a de très-petites *, de moins * PEp.fig.grosses que les plus petites des mouches à deux ailes quiíè tiennent volontiers dans nos appartements. II est ailéd'en observer de celles-là fur différentes sortes de sieursoù elles fe poudrent de poussières d étamines. D’autresefpeces de ces abeilles égalent, & d’autres surpassent engrandeur les mouches à miel ouvrières. Entre celles demême grandeur, on distingue des efpeces qui diffèrentpar la forme du corps : les unes 1 ont plus allongé *, & les * Efe- 2 >uutres plus raccourci *. Enfin, les différences de couleurs “f ^ ' ^fervent encore à en faire distinguer d’autres efpeces. La bplupart de celles qui fouillent dans les allées des jardins& le long des bords des grands chemins, ont assés la cou-leur des mouches à miel, & font petites. Parmi cellesqui creusent dans des terres sablonneuses, il y en a denoires *, dont les ailes font cl’un violet foncé, & qui ont * Fig. 2 »seulement des poils blancheâtres tout le long du côté in-térieur de leurs jambes. Après avoir vû une de ces mou-ches creuser un trou dans un enduit de fable gras, dontj’avois à dessein recouvert une portion de mur de jardin,je lui vis boucher ce même trou. Je le rouvris au boutde quelques jours, & je trouvai au fond un ver blancsemblable à ceux des autres abeilles. 11 repofoit fur unepâtée dune forte de miel singulier; fa couleur ÔCí'a. con-sistance étoient celles du cambouis. II avoit un goût légè-rement sucré, & son odeur étoit un peu narcotique. Cever mis avec son miel dans un tube de verre, ne s’y trouvapas bien ; il y périt.
D’autres abeilles aussi grosses que les précédentes, fontencore noires, excepté fur les côtés, tout le long de chacundeíquels elles ont une file de houppes blanches *. Je les ai. * Fig, Z»