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Tome sixième.
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98 MEMOIRES pour l’Histoirearrangement est aussi teì que celui que les marchands* PI. 9 & donnent aux dés *. Le bout du second dé de feuilles,11 • fi o- 9* entre & se loge dans l’ouverture du premier, & ainsi desautres. Cette fuite de petits étuis forme letui total:chacun des petits est un logement préparé à un ver. Nousnous contentons actuellement d’avoir donné une idéegrossière de ces nids de feuilles qui paroîtront bien au-trement admirables quand nous en examinerons les par-ticularités. Mais ce feront fur-tout les ouvrières que nousadmirerons dans la fuite, quand nous ferons attention àtoutes les connoistances & à 1 adresse surprenante quisemblent leur être nécessaires pour faire de tels ouvrages,avec la facilité Sc la diligence avec lesquelles elles les exé-cutent.

Ray a connu une efpece de ces abeilles, il a même donnéune description de leurs nids, qui, quoique trop conciseà mon gré, me fit naître le désir d’en voir. Ce désirfut rendu bien autrement vif par M. Séguier de Nissnes,que le célébré M. le Marquis Mafféi a associé à fes tra-vaux, A qui, avant que de s’être livré aux recherchesd érudition, s’étoit beaucoup plu à celles qui ont les in-sectes pour objet. Fouillant fous terre, dans son jardin,au pied d’un rosier, il y trouva des tuyaux de feuilles quilui parurent un ouvrage inimitable, 6c pour lesquels il restaplein d’une admiration qu’il fit passer chés moi loríqn’iim entretint à Paris de ce qu il avoir vû en Languedoc.II avoit soupçonné avec assés de vraisemblance, que cestuyaux étoient des coques construites par des chenillesqui avoient coupé les feuilles de ses rosiers. Les cir-constances propres à lui faire connoître les ouvrières, luiavoient manqué, mais il avoit íçu faire de leur travail lecas qu’il méritoit. Ayant tenté inutilement de me faireyenir de ces tuyaux de Nifmes, où il croyoit en avoir laissé