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Tome sixième.
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des Insectes. IV- Mem . 10ï

d’en ramasser de pareils, d’en remplir une petite boite , Scde {'envoyer au plutôt par la poste à mon adresse, Sc fousle couvert de M. d’Ons-en-Bray. C’est ce que le Jardinierpromit, 6c il tint parole.

Dès que la visite fut finie, M. 1 Abbe Nollet n eut riende plus pressé que de m’apporter les rouleaux qu’il avoiteu soin de retenir. Je vis avec plaisir qu’ils étoient précisé-ment construits comme ceux pour lesquels ma curiositéavoit été excitée par M. Séguier : fur ie champ j en ouvrisquelques-uns pour en examiner i intérieur. Un ver ties- ^gros que je trouvai dans le premier, & qui y etoit logedans une coque de foye, me parut semblable à ceux quife transforment en abeilles. Je jugeai donc que des abeillesdévoient être les ouvrières de ces fortes de nids. Mais c estfur quoi il ne me resta pas le plus leger doute, loifqu ayantouvert plusieurs de ces petits étuis, dont six a íept réunisen formoicnt un grand, je trouvai dans chacun un verplus petit que celui que j’avois vû d’abord, mais plus pro-pre en même temps à rrfinstruire. Iì etoit posé fur unemalle de pâtée qui ne différoit de celle des vers des abeillesperce-bois, des abeilles maçonnes 6c des bourdons, qu ence quelle étoit plus humectée de miel, 6c de miel pluscoulant.

11 me restoit affés de rouleaux, Sc en apparence bienconditionnés, pour avoir lieu deíperer que j en venoissortir des abeilles semblables a celles qui les avoient cons-truits : je ne pouvois pas me promettre de meme qu ellesauroient la complaisance de travailler fous mes yeux. Maisplusieurs observations anciennes que je me rappellai, j ointesà ce que je venois de voir, me firent espérer que non feu-lement je pourrois connoître avec certitude ces ouvrièresavant que celles que j’avois fous la forme de ver fussentdevenues ailées, mais que je pourrois meme les observer