des Insectes. IV - Mem . 111faire; elle s appuyé fur ceiie qui lui a paru digne d’êtrepréférée*, & dans le moment même où elle s’y pose, elle * EI. I0 -%*commence à lui donner un coup de dents. Toutes ne fe 3 ‘placent pas de la même maniéré fur la feuille. Les uness y attachent par-dessous, les autres fe mettent dessus, &d’autres ne saisissent la feuille que par son tranchant *, de * Fig. z.façon que son bord fe trouve entre les jambes. Le plussouvent elles la saisissent près du pédicule, ayant la têtetournée vers la pointe de la feuille ; Sc quelquefois ellesfe posent près de la pointe, & ont la tête tournée vers lepédicule. Quelle que soit au reste leur première position,toutes opèrent par la fuite de la même maniéré. Dès quele premier coup de dents a été donné, de pareils coupsfe succèdent les uns aux autres fans intervalle ; 1 entailles approfondit : la mouche fait passer entre fes jambes lebord de la partie qui a commencé à être détachée * ; les * F'®- 4*jambes d’un côté sont au-dessus de cette partie, & lesjambes de l’autre côté, dessous. La direction de la coupeest toujours en ligne courbe: imaginons que le trait en aété tracé fur la feuille, que la route que les dents doiventsuivre, y a été marquée; ce trait va en Rapprochant de laprincipale nervure * jufqu’à un certain point; arrivé à ce *Fîg. 5,point, il retourne vers le bord *, où est son origine, Sc *f-s y termine. La mouche qui coupe, comme si elle avoitfous les yeux un pareil trait, avance donc d’abord vers laprincipale nervure ; elle marche pour s’en approcher ; Scc est sor la partie même qui est commencée à détacher,
Sc passée entre fes jambes, quelle marche; à mesure qu elleavance dun pas, fes dents sont en état de couper, Sc cou-pent plus loin. Une mouche qui feroit pressée de suivreune route en ligne droite, & sor un terrein uni, n’iroit pasplus vîte quelle va alors. Le trait que nous avons íuppoiépour la conduire, lui manque, Sc elle n hésite pas plus que