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Tome sixième.
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134 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREd or parviennent à donner une fi prodigieuse étendue àdes feuilles de ce précieux métal ; la bodruche, dis-je, quiressemble asséspar fa couleur aux membranes des cellulesde nos mouches, est épaisse, si on la compare avec elles.

Quoique les parois de chaque cellule soient faites deplusieurs de ces membranes appliquées les unes fur lesautres, elles font encore très-minces, Sc le vase qu sel lesforment paroît peu capable de résistance ; mais on doitfaire attention qu’il est soutenu par la terre du trou où ilest logé. D’ailleurs la matière qui remplit rintérieurd’unecellule, Sc qui y est bien moulée, a de la consistance, ellesert elle-même à foûtenir les parois du vase. Aussi ceuxqui font pleins font très-maniables; ils conservent bienleur forme, Sc font même solides. Jsen ai vû qui ne con-tenoient que des poussières d etamines peu humectées, àpeine un peu onctueuses, mais bien entassées. A la vérité,jsen ai trouvé d autres remplies dune pâtée aigre-douce,Sc presque coulante. Celle-ci pour rester dans une cellulecouchée horifontalement, doit être retenue par le cou-yercle qui bouche l’entrée de la cellule. Ce couverclecomme celui des cellules de feuilles, nsest fait lui-mêmc» PI. que de plusieurs pièces * d’une membrane telle que nous3' c ' savons décrite jufqu’ici, mais qui paraissent collées contreles parois. Ensin, le couvercle ne tarde pas à être appuyépar le fond de la cellule suivante, Sc celui de la dernièrecellule peut isetre bien-tôt par des grains de terre.

D’ailleurs la pâtée ne conserve pas long-temps fa liqui-dité dans chaque cellule. Elle avoit de la consistance danstoutes celles où j’ai trouvé un ver. Le ver naissant sembled’abord boire ce qu selle a de liquide, ou au moins ssen nour-rir. Dans la fuite comme s’il fongeoit à ménager les paroispeu solides de son logement, il consume la pâtée avecplus d ordre que ne le font les vers qui lui font analogues;