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Tome sixième.
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des Insectes. K Mem. 135

il ouvre peu à peu un trou cylindrique dans la masse de lasienne, ôdaggrandit journellement; de forte que les paroisde la cellule retrouvent soutenues par un tuyau de pâtée,qui à la vérité devient déplus mince en plus mince, maisqui ne leur manque que quand le ver, après avoir toutmangé, est prêt à se métamorphoser & remplit presquel’intérieur du logement par le volume de son corps. Altreste cette pâtée fermente dans le trou ; en vieillissant elleacquiert une odeur forte, mais elle n en est apparemmentque plus convenable à l’ctat actuel du ver. Ceux que j’aitrouvés dans de la pâtée dont 1 odeur m etoit désagréable,se portoient bien. Ces vers * font blancs & semblables pour * PI. 12. %•fessentiel à ceux des mouches à miel : on leur compte 7 *aisément de chaque côté neuf stigmates qui font bienrebordés.

Dès que les procédés ati moyen defquels certains in-sectes exécutent des ouvrages singuliers, nous font connus,nous sommes ordinairement fur la voye de deviner lesprocédés auxquels d’autres insectes ont recours pour desouvrages analogues. Cependant fart avec lequel les cou-peuses de feuilles construisent leurs rouleaux, n a serviqu a me cacher pendant quelque temps celui avec lequelnos dernières abeilles travaillent les leurs. II étoit natureldepenser que celles-ci, comme les autres, alloient prendrefur les plantes les matériaux dont elles avoient besoin.

Aussi me suis-je beaucoup tourmenté pour découvrirquelle plante, & quelle partie de plante pouvoit leurfournir des membranes aussi fines que celles qu elles em-ployent. Mais après bien des tentatives inutiles, je me fuisconvaincu que les matériaux qu’elles mettent en œuvrefl’étoient aucunement semblables à ceux des coupeuses,

& que leurs manœuvres dévoient être différentes.

Après ayoir examiné aycc les loupes les plus fortes, te*