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Tome sixième.
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iz8 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREpour appliquer 6c étendre cette liqueur. Tout ceci à lavérité, c’est deviner ; mais il n’y a guéres apparence qu’onpuisse faire quelque chose de plus par rapport à l’industriede cette mouche : on ne peut guéres se promettre deparvenir à la voir travailler à former des tuyaux qu’eíleveut placer dans la terre. J’en ai observé qui n etoientqu’à moitié faits, qui ont servi encore à me confirmerque les membranes qui les composent, ne font autre choiequ’une liqueur desséchée.

Parmi celles qui font nées chés moi, il y en a eu desdeux sexes. Les femelles ne furpassoient guéres les mâlesen grandeur ; elles étoient armées d’un aiguillon qui man-quoit à ces derniers. Lorfqu’on presse le derrière de ceux-ci, on en fait sortir deux plaques écailleuses, composéesde plusieurs pièces, ou refendues en plusieurs parties:lune est posée au-dessus de f autre. Entre la plaque supé-rieure óc f inférieure fe montre un corps longuet, écail-leux, dont le bout est plus gros que le reste. Ce corpslong me paroît être celui qui caractérise le mâle.

Dès que ces mouches furent nées chés moi, j’allaidégrader en plusieurs endroits la terre du mur d’où j’avoistiré des nids, 6c où j’en avois laissé en si grand nombre;Tous ceux que j’avois laissés, étoient devenus vuides,comme ceux que j’avois conservés chés moi ; les mouchesétoient nées en même temps dans les uns 6c dans lesautres; j’en pris plusieurs de très-femblables aux miennes,qui étoient dans des trous : quelques-unes avoient déjacommencé à y faire de nouveaux nids, mais d où de nou-velles mouches ne dévoient sortir qu’après la fin de l’hy ver.Ainsi il y a deux générations de ces mouches d’un prin-temps à l’autre.

Lorsque je ne connoissois encore que les nids, je lescrus l’ouvrage de mouches beaucoup plus grosses que