des Insecte s . V. Mem . 13 7
celles-ci, elles ont fur ie corcelet, clés poils roux, & iesanneaux du corps bruns, mais bordés de poils blancs. Enun mot, elles íont aisés semblables par 1 extérieur, à quel-ques petites especes de coupeuses de feuilles. Inutilementpressai-je le corps à plusieurs pour les obliger de me faireVoir la liqueur visqueuse avec laquelle elles construilènede si jolis nids, il n'en íbrtit pas la plus petite goutte,ni de leur bouche, ni de leur partie postérieure. Nou-vellement nées, 6c n'ayant pris aucun aliment depuis leurnaissance, cette liqueur n’avoit pu encore être préparéedans leur intérieur. Au moins eus-je lieu de juger que lanature leur avoit donné une trompe propre à la mettreen œuvre. La leur* différé notablement de celle des * Pi- 12 .%.mouches à miel, quoiqu'elle en ait les parties essentielles. 12 &
Elie a les deux grands demi-fourreaux *; les deux petits * *fs.ne lui manquent pas, mais ils font arrondis & ressent- ° f *blent à des antennes. D'ailleurs, cette trompe beaucoupplus courte que celle des mouches, est proportionnelle-ment plus grosse, & loin de se terminer par une partiedéliée, & qui le devient de plus en plus jufqu’à son ex-trémité , comme fait celle des mouches à miel, à quel-que distance du bout, elle s evafe 6c finit par une partieplus large que le reste, 6c qui est refendue * ; de forte * hque le bout de la trompe de cette abeille ressemble assésà la bouche allongée des guêpes, que l’on trouvera dé-crite dans les mémoires suivants. Plusieurs rayes transver-sales, formées par des poils courts, se font distinguer furson dessus. Des poils un peu longs, bordent le contourde la partie entaillée. La structure du bout de cette trompefait voir qu’il est propre à exécuter bien des mouvements,
6c fa figure apprend que loríqu’il se plie en gouttière, ilpeut retenir une matière visqueuse. Enfin ies deux boutsîes plus éloignés de i'entaille, peuvent tenir lieu de doigtsTome VI S