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Tome sixième.
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e>es Insectes. VI. Mem. 173

les troubler, qui toutes cherchent à lui faire des blefïuresqui ne sont pas mortelles à la vérité, mais qui font très-douloureuses. On a pourtant vu des chevaux périr par despiquûres réitérées de ces insectes. II ne seroit pas sûr auífide s’expoíèr à déterrer un guêpier sans précaution. J'avoisfoin de faire bien couvrir de toutes parts ceux que j'occu-pois à ce travail ; je mettois fur leur tête un camail dontle devant étoit garni de gaze, ou de toile à tamis, asin quefans courir risque d etre piqués âu visage, ils pussent voir;un camail semblable à celui * que l’Hisloire des abeilles * T<m. V.nous a donné occasion de décrire & de faire graver. Malgré pL *•pourtant ces précautions, il est bien difficile d’éviter toutepiquûre; il y a toujours queîqu’endroit qui n’est pas assésrecouvert, & entre plusieurs milliers de guêpes qui le cher-chent, quelques-unes le trouvent. Je nefçaurois dire com-bien de piquûres a essuyées un laquais que j'avois aguerri àce travail. II n'eût pas été juste que le maître en eût ététoûjours exempt. Les gants de chamois les plus épais nesuffisent pas pour défendre les mains, l'aiguillon passe àtravers; il falloit faire mettre encore des serviettes en plu-sieurs doubles par-dessus les gants.

Je sis enlever le premier nid avec toute îa terre dont ilétoit environné naturellement. Je sis couper quarrémentune grosse motte au milieu de laquelle il se trouvoit placé.

Après avoir fait porter cette motte dans mon jardin, jeperçai ses quatre faces verticales pour ménager des joursqui me laissassent voir ce qui se passoit autour du guêpier;:

Utais afin que les mouches ne fussent pas trop exposéesaux injures de í'air, je fis assujettir quatre carreaux de verreíìir les quatre grandes ouvertures que j’avois faites. Je meprocurai ainsi une ruche vitrée dont le corps étoit de terre.

En conservant au nid une partie de ses environs, & en lehissant , pour ainsi dire, dans le même trou où il avoir