* Pî. 14. fig.5, 6&7,*Fig. 3 1SC4.
* Fig. I ÔÍ 2 .
1S4 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREfenêtre auprès de laqueiîe étoit mon bureau. Le bruit quefaiíòit une de ces mouches en coupant & arrachant lepapier d’un carreau, m’a souvent distrait de mon travail,& m’a averti de la considérer dans faction. Cette fenêtre«toit fur le jardin, íès papiers furent très-maltraités parplusieurs guêpes qui venoient tour à tour les déchirer &les emporter.
Au-reste, la construction du guêpier n’occupe qu’uneafles petite partie des ouvrières, les autres ont d'autresemplois: pour entendre en quoi ils consistent & commentils font distribués, il faut fçavoir que les républiques desguêpes, comme celles des abeilles, font composées de troisfortes de mouches, de semelles*, de mâles *, & de guêpesfans sexe *. Ces dernières répondent aux mouches qui fontla plus nombreuse partie des sociétés d’abeillcs, & quenous avons appeliées les Ouvrières. Le nombre des guêpesfans sexe surpasse aussi beaucoup celui des fémelles 6c desmâles pris ensemble. Nous les avons nommées ailleurs lesMulets, quoiqu’elles n’ayent de commun avec les vraismulets, que d'être incapables de contribuer à perpétuerleur efpece, de ne servir en rien à la génération d’aucunedes fortes de guêpes. Nous continuerons encore de lesdésigner par ce nom ; celui d’ouvriéres ne leur scroit pasaussi propre, qu’il lest au commun des mouches à miel.Les plus grands travaux roulent cependant fur les mulets,mais ils ne font pas seuls laborieux ; car il n’en est pas parmiles guêpes comme parmi les abeilles, où les fémelles viventen vrayes reines, passant leur vie à pondre, & à recevoir leshommages & les bons offices que leur rendent des mou-ches qui leur font dévouées au-delà de ce que l'on pourroitimaginer. Nous verrons qu’il n’y a point d’ouvrages queîes meres guêpes ne fçachent faire, & auxquels elles netravaillent en certains temps. Si les guêpes nouvellement
nées