des Insecteî. F/. Mem. 191couvercle. Quelques vers le tiennent presque plat, ce sontceux qui doivent être des mulets ; d’autres le font convexe,
& même allongent un peu les côtés de la cellule, en leurajoûtant un bord de même matière que le couvercle.
Celui-ci, comme les coques des chenilles, est de soye; lesvers le filent précisément comme les chenilles filent leurcoque, en se donnant les mêmes mouvements de tête.
Le fil dont ils le forment est si fin, que je n’ai pu observerprécisément d où ils le tirent, quoique j aye quelquefoistenu à la main des gâteaux dont les vers travailloient à sefermer: il ma pourtant paru qu’il venoit, comme celuides chenilles, d un peu au-dessous de la bouche. En moinsde trois à quatre heures le couvercle dune cellule est en-tièrement fait; j’ai souvent pris plaisir à briser de ceux quictoient commencés, pour les faire refaire. Si on détruisaitUn couvercle fini depuis plusieurs jours, l’expérience pour-vois ne pas réussir, le ver qui auroit épuisé sa provision desoye, feroit hors d’état de filer. Ces couvercles font plusblancs que les parois extérieures des cellules.
Je n’ai pas d’observations assés précises fur le nombredes jours qui se passent depuis que l’œuf a été pondu dansune des cellules de nos guêpiers souterrains, jusqu a ce quele ver la ferme ; mais dans les guêpiers attachés à des arbustes,
Sc dont les gâteaux ne font point cachés fous une enve-loppe, le ver m’a paru en état de clorre fa cellule 20 à 21jours après que l’œuf y avoit été déposé ; Sc je sçais que lesvers des mêmes guêpes ne restent au plus que neuf joursdans les leurs après les avoir bouchées. Peu âpres que lever s’est ainsi renfermé, il se transforme en une nymphe * * PI. r7. fig.à laquelle on trouve aisément toutes les parties de la guêpe. 1 4 * 1 5 & 1Enfin, vers le huitième ou le neuvième jour i’insecte se dé-pouille de l'enveloppe mince qui tenoit ses parties emmail-lotées, Sc paroît fous la forme de mouche. La guêpe dont