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Tome sixième.
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ÏÇ2 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREtous les membres font devenus libres, commence par faireusege de ses dents; elle s’en sert pour ronger tout autouríe couvercle qui la renfermoit ; quand il a été ainsi dé-taché, elle le pousse sans peine en dehors, Sc fort. Lesfrelons ou grosses guêpes rongent d’abord leur couverclepar íe milieu, &aggrandissent le trou jusqu a ce qu’il puisseles laisser passer.

La guêpe qui vient de sortir de sa cellule, n’est diffé-rente de celles de fbn espece Sc de son sexe, qu’en cequ’elle est d’un jaune plus pâle, plus citron. Ellen’esl paslong-temps fans profiter de la nourriture que les autresapportent au guêpier; Sc dans ceux qui font sens enve-loppe, j’ai vû des mouches qui dès le même jour qu’elless’étoient transformées, aboient à la campagne, Sc en rap-portoient de la proye qu’elles distribuoient aux vers descellules.

La cellule d où est sortie une jeune guêpe, ne reste paslong-temps vacante; d’abord qu’eííe a été abandonnée,une vieille guêpe travaille à la nettoyer, à la rendre propreà recevoir un nouvel œuf.

J’ai fait observer que le ver devient si gros lorfqu’ii estprêt à fermer se cellule, qu’il la remplit presque tout en-tière. Pour avoir eu trop de confiance en ce que M. Ma-raídi avoit écrit sur les abeilles; pour avoir cru fur son té-moignage avant que de savoir examiné, que la dépouillelaissée par chacun de leurs vers, se trouve appliquée & bientendue fur les parois de la cellule de cire, j’ai pensé Sc je saiimprime il y a plus de 20 ans, que le ver qui se prépare à lapremiere des métamorphoses qui l’amene à être guêpe, lais'soit aussi sa dépouille attachée contre les parois de la cellule.Mais mieux instruit à présent, je dois dire que j’avois prisalors pour se peau une membrane de foye comme Ie cou-vercle, Sí filée par lever pour tapisser les parois intérieures de