ï94 Mémoires pour l’Histoiredes autres. La différence de grandeur entre les cellules àvers mulets, 6c les cellules à vers femelles, est extrêmementsensible, elle est frappante : aussi ces différentes celluless ajusteroient mal ensemble dans ie même gâteau.
Cet amas de gâteaux, les liens qui les tiennent suspen-dus, senveloppe qui les couvre, en un mot tout l'édificedes guêpes, est un ouvrage de quelques mois, 6c ne doitservir qu'une année. Cette habitation fi peuplée pendantl’E'té, est presque deserte en Hiver, 6c est entièrementabandonnée au Printemps: il n y reste pas une feule mou-che. Nous parlerons bien-tôt des nouveaux établissementsque font au Printemps celles qui ont résisté à la rude saison ;mais une remarque que nous faisons d avance fur ce quicontribue le plus à leurs progrès, 6c une des remarques desplus singulières que nous fournisse l’Histoire de ces Infectes,* PI. 15.6g. c est que les gâteaux qui sont faits les premiers * ne fonti î S kk h &c absolument composés que de cellules où peuvent croîtredes vers mulets. La république dont les fondements vien-nent detre jettés, a besoin de travailleurs; ce font eux quinaissent les premiers. A peine une cellule est-elle finie, Scsouvent elle n'est pas encore à moitié élevée, qu’un œuf dever mulet y est déposé. II en est plus aisé à la mere, malgrésa grosseur, de mettre bœuf près du fond de la cellule. De1 4. à 1 y gâteaux renfermés sous une enveloppe commune,il n y a quelquefois que les quatre à cinq derniers qui soient* 00, n n> composés de cellules à fémelles * 6c de celles à mâles; ainsim m ’ avant que les fémelles 6c les mâles puissent prendre l’essor,le guêpier s’est peuplé de plusieurs milliers de mulets.
Mais les mulets qui naissent les premiers, périíïènt au/siles premiers. Quelque foin que j'aye apporté à bien cou-vrir mes ruches, je n’en ai pas^trouvé un seul en vie àfin d'un Hiver doux ; je les ai vu périr presque tous desles premières gelées. Les anciens Naturalistes de qui no« 5