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Tome sixième.
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jçB MEMOIRES POUR L’HlSTOIREIJs ne semployent, pour ainsi dire,qu’aux menus ouvrages,comme de tenir ie guêpier net, d’en emporter les ordures,& íur-tout les corps morts. Ces corps morts font de lourdsfardeaux pour eux, & des plus pelants qu’ils ayent à trans-porter; deux mâles joignent quelquefois leurs forces pouren traîner un : cette besogne ne les regarde pourtant passeuls, les mulets s’en chargent auífi. Quand le cadavreparoît trop pesant à la mouche qui fe trouve feule, ellelui coupe la tête, & le transporte à deux fois.

Si on vouloit supposer que deux ou trois femelles s asso-cient pour jetter ensemble les fondements d’un même nid,on n’imagineroit rien de propre à les soulager chacune enparticulier. Outre que ces associations entre femelles nefont nullement selon le génie des infectes, c’est qu’il n’yauroit rien à gagner pour elles que le plaisir d etre ensem-ble, Sc qui seul peut n en être pas un. Chacune suffit àpeine à construire les premières cellules nécessaires pourloger fes propres œufs, & aux foins qu’exigent ces œufs6 c les vers qui en naissent ; elles feroient donc hors d étatde s’entr’aider, Sc pourroient s’embarrasser ; en cas qu’il yait des places meilleures que les autres pour les œufs, cha-que mere voudroit les donner aux siens.

Mais il y a des guêpiers qu il est bien plus facile de sui-vre dès leur origine, que ceux qui font toujours cachés fous* Mem. 7. terre : ils ne font composés quelquefois que d’un gâteau *pl.25.fig. b qui n’a point d’enveloppe, Sc qui est arrêté contre la tige3 6 ‘ de quelque plante, ou contre une branche de quelquearbuste. Dans un très-grand nombre de ces nids qui fefont offerts à mes yeux en différents temps, j’en trouvaiun, il y a bien des années, qui n’avoit encore que cinq àsix cellules ; j’en ai déja fait mention dans le Mémoireimprimé en 1719; j’ai négligé d’y dire qu’il étoit atta-ché à une tige de gramen ; que lorsque je le trouvai à ls