Band 
Tome sixième.
Seite
197
JPEG-Download
 

B E S I N S E C T E S. VI. Meml I 97îes premières cellules ont été bâties. Cette preuve memanque par rapport aux guêpiers dont je parle ; mais desguêpiers d’une autre espece me l’ont fournie. L’analogiedemande que nous jugions de ì’origine des uns, fur ce queîiousfçavons de celle des autres, & un concours d’autrespreuves acheve de démontrer que nous le devons.Yersia find’Août, temps où les nouvelles meressont prêtes à naîtredans les guêpiers, & où il peut y en avoir plusieurs de nées,je fis périr par l’odeur du soufre toutes les mouches d’un deceux que je tenois en ruche. Après les avoir examinéesune à une, je ne trouvai parmi elles que deux ou troismeres; & j'y en eusse trouvé plus de deux à trois cens, sij eusse attendu quelques semaines ou un mois à faire cettecruelle opération. II y a donc tout lieu de croire que deuxdes meres étoient surnuméraires, qu’elles ne s’étoient trans-formées que depuis peu de jours, & qu’une des trois étoitcelle qui avoir donné naissance à tant de milliers de mu-lets dont le guêpier étoit alors peuplé.

Nous avons déja dit plus d’une fois que les mulets pé-rissent tous avant la fin de i’Hiver; il n’y a pas d’apparencequil y en ait quelques-uns qui poussent leur vie plus loin.Dans les beaux jours du Printemps jai vû ordinairementvoler des meres, lorsque jai cherché à en voir, & dans lameme saison, je n’ai jamais pu appercevoir un mulet :eux seuls pourtant seroient capables d’aider la mere dansses travaux. Je ne fuis pas aussi certain quil n’y ait pasquelques mâles qui résistent à l’Hiver ; mais ils seroientune foible ressource pour la mere ; quoiqu’ils ne soient pasaussi paresseux que les mâles des abeilles, ils ne paroissentPf. etre au , fait du travail le plus important, de celui debâtir. Je n’en ai jamais vu aucun occupé à construire descellules ou à fortifier l’enveloppe du guêpier, & je n’enai jamais trouvé dans les guêpiers que vers la fin d’Août»

B b iij