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Tome sixième.
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* PI. 17.y-

202 MEMOIRES POUR ^HISTOIREobservé ce petit manege, le cuilleron est entré seul, Sl iíest peu resté: lafémelle sembloit faire quelque résistance,elle marchoit même, quoique lentement. Je ne sçais auíïìs’il y a de plus longs accouplements, il suffit qu’il y enait.

Si l’on ouvre le corps des fémelles, on le trouve presquefig. toujours plein * de petits corps oblongs qu’on ne íçauroitprendre que pour leurs œufs; ils ont la figure de ceuxqu’elles déposent dans leurs cellules; ils n’en diffèrent quepar la grostèur : on peut même les reconnoître dans cellesqui viennent de sortir de leur cellule pour la première fois,qui 11e sont, pour ainsi dire, guêpes, que depuis un instant;mais ils y sont beaucoup plus petits, moins oblongs, alorsce ne font presque que des points ronds.

Les fémelles ont, comme les mulets, un aiguillon; lesmâles seuls en sont dépourvus. Les anciens Naturalistesont auffi écrit qu’il manquoit à celles qu’ils ont appelléesMatrices ;d où il semble qu'ils auroient donné ce nom auxmâles, cependant ils ont dit que les Matrices sont plusgrosses que toutes les autres, & les mâles sont moins grosque les fémelles. II résulte de-là, & de plusieurs autres faitsdont il est inutile de parler, que leurs obíèrvations fur lesguêpes sont fort incertaines. Moufet prétend malgré cequ’en ont rapporté les Anciens, que toutes les guêpesont un aiguillon , qu’ayant fait périr un guêpier avec dei’eau bouillante, il leur en trouva un à toutes : apparem-ment qu’il les fit périr avant que les vers qui deviennentdes mâles eussent subi leurs deux transformations.

L’aiguillon des meres est semblable à celui des mulets,mais bien plus long Sc bien plus gros ; la piquûre en estpeut-être aussi plus sensible. Je n’ai pas cru en devoir fairel'épreuve: je lai faite plus souvent que je ne seusse vouludespiquûres des guêpes mulets ; elles sont plus douloureuses