Band 
Tome sixième.
Seite
203
JPEG-Download
 

des Insectes. F/ Ment . 20jqiie celles des abeilles : la violente cuisson dont elles fontsuivies, est produite par une liqueur veneneuse, très-lim-pide, introduite dans ia playe. Mais c’est ce qui. a été expli-que & prouvé t! avance *, lorsque nous avons parlé des * Tome y.aiguillons des abeilles, aussi ne devons-nous pas nous y Mem '7-arrêter actuellement.

La paix ne régné pas toûjours dans les républiques deguêpes; il y a íòuvent des combats de mulet contre mulet,

& de mulet contre mâle: ces derniers, quoique plus grands,font plus foibles ou plus lâches; après avoir un peu tenuils prennent la fuite. En général les combats y vont rare-ment à mort: j ai pourtant vû quelquefois le mâle tuépar le mulet. Nos guêpes font moins meurtrières que lesabeilles : elles ne traitent pas fi mal leurs mâles, que lesautres traitent les faux-bourdons de leurs ruches ; quandelles les combattent, c’est plus bravement, à partie égale.

Vers le commencement d’Octobre il fe fait dans chaqueguepier un singulier 6c cruel changement de feene. Eesguêpes alors cessent de songer à nourrir leurs petits ; ellesfont pis: de meres ou nourrices si tendres, elles deviennentdes marâtres impitoiables; elles arrachent des cellules les versqui ne les ont point encore fermées,elles les portent horsduguêpier: c est alors la grande occupation des mulets & desmâles. Je ne fçais si les meres y travaillent aussi, je ne lesai pas vû se prêter à ces barbares expéditions. Ce n’est point4 au reste à une seule efpece de vers que nos guêpes s’atta-«hent, comme les abeilles qui, en certains temps, détrui-sent les vers faux-bourdons, rien n’est ici épargné: le muletarrache indifféremment les vers mulets de leurs cellules,íe mâle arrache les vers mâles, & même les ronge un peuau-dessous de la tête ; le massacre est général. Tâcherons-mous de deviner la raison de cette barbarie apparente!

Est-ce quelles veulent faire périr des petits quelles ne