21 6 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREn en est pas plus régulièrement construite; elle est assés niaiarrondie, & beaucoup plus large qu épaisse.
L enveloppe du gâteau, les gâteaux eux-mêmes, les liensou colomnes qui les suspendent, sont faits de la mêmematière, c’est-à-dire, dune espece de fort mauvais papier:il est beaucoup plus épais que celui des guêpes souterraines,& cependant bien plus aisé à casier; loin d’être flexible,comme celui de ces autres mouches, ou comme le nôtre,il est friable : il n’est fait que de grains courts, d’une sortede sciure de bois. Les frétons ne sçavent pas réduire lamatière qu’ils doivent employer, en longs filaments, niJa pétrir assés pour en faire une bonne pâte, ou peut-êtreplutôt ils le négligent, car la pâte qui composé les liens,semble préparée avec plus de soin que celle du reste, elleest plus fine & a plus de corps. La couleur de ce papier tireíiir íe feuille-morte; elle est d’un jaunâtre qu’ont assés sou-vent des poudres d’un bois à moitié pourri ; il semble ausiîque du bois en cet état soit mis en œuvre par ces mouches.Dans ies mois de Septembre & d’Oélobre, j’ai souventété déterminé à regarder ce qui fe passoit dans certainsfrênes, sous lesquels je mardiois, par le bourdonnementqui frappoit mes oreilles ; c’étoit celui d’un bon nombrede frétons qui íe rendoient fur les branches del’arbre, q 11 *voltigeoient autour ou qui en partoient: ils y venoientpour ronger l’écorce. Je trouvois une grande partie des' menues branches à qui elle avoit été ôtée en divers en"droits fur une étendue quelquefois d’un ou deux, & quel"quefois de quatre à cinq pouces, tantôt fur toute íeufcirconférence, & tantôt fur plus ou moins d’une moitié*J’ignore si les frétons y étoient venu prendre de l’écorcepour la mettre en œuvre, ou s’ils ne l’avoient enlevsque pour fuccer la fève qu’elle contenoit, ou celle st ulétoit épanchée entre cette écorce & le bois. Des endroits
nouvelíem ell£