des Insectes. VIL Mem. 217nouvellement rongés, il s’écouloit une liqueur claire queje goûtai & trouvai sucrée, qui pourroit bien être agréa-ble à ces mouches. Une observation d’un autre genre,A à laquelle je ne trouverois pas ailleurs fa place > c estque sécorce des environs des endroits rongés depuisquelques jours, étoit intérieurement d’un beau violet;niais j ai fait des tentatives inutiles pour en extraire cettecouleur.
Nos frelons semblent sçavoir que la matière dont leurguêpier doit être fait, ne réfisleroit pas à de grandes pluyesni à de forts vents; ils le construisent à 1 abri, & dans desendroits où seau pénétre plus difficilement que dans destrous qui n’ont qifune voûte de terre. Ils les logent quel-quefois dans des greniers, quelquefois dans des trous qu ilsont découverts dans de vieux murs, &qu’ils ont pu aisé-ment aggrandir, parce que les pierres n’y étoient lieesqu’avec de la terre. Mais le plus souvent ils bâtissent dansde gros troncs d’arbres dont fintérieur est pourri. Là, ilsparviennent facilement à faire une grande cavité, ils déta-chent fans trop de peine, des fragments d’un bois prêt àtomber en poussière. Le trou qui est la porte pour arriver,n’a souvent qu’un pouce de diamètre; la quantité d’eau depluye qui y peut entrer est petite, & celle qui pénétre dansf arbre, descend dans le fond de la cavité, fans suivre lechemin tortueux qui conduit au nid.
La grosseur des frétons leur donne une grande supé-riorité sur la plupart des mouches qu ils attaquent; mais cequi fauve beaucoup de celles-ci, & en particulier beaucoupd’abeilles, c’est que le vol des frelons est un peu lourd.II est accompagné d’un bourdonnement qui nous les rendplus redoutables : ils ne cherchent pourtant à faire aucunmal aux hommes qui ne les inquiètent pas; mais malheurà ceux qui s’avisentde les irriter. DomAlíou Chartreux,Tome VI E e