des Insectes. VI IL Mem . 2 51
Parmi les guêpes solitaires, comme parmi les abeillesqui ne vivent pas en société, il y en a des eípeces quidéposent chacun de leurs œufs dans un trou cylindrique.Les unes creusent ces trous dans de la terre ordinaire, Scles autres les creusent dans des fables gras. II y en a quichoisissent par préférence le mortier terreux qui sert à lierà la campagne les murs des jardins. Des vues dont dautresinsectes étoientsobjet, m’avoient engagé à recouvrir d’unfable gras l’intérieur de quelques trous réservés dans unmur solidement bâti à chaux Sc à sable; j'en avois fait degrandes loges pour îles formica-leo. J’avois eu aussi desraisons de revêtir le contour de ces niches du même fable.L’enduit que j’avois appliqué tant autour du trou quedans la partie de fa voûte la plus proche du dehors, plutà une efpece de nos guêpes solitaires : pendant plusieursannées de fuite, elles s’y sont rendues en grand nombre,elles y ont percé une très-grande quantité de trous, de
sorte que j’ai eu toute la facilité que je pouvois désirer
pour observer leurs façons d’agir, qui méritent cí’autantplus d'être détaillées, qu’elles sont propres à nous mettreau fait de celles de plusieurs autres efpeces de ces sortesde mouches.
Celles * dont je vais donner l’histoire, sont un peu plus *petites que les mulets des guêpes qui construisent leurs 2guêpiers fous terre. Le filet par lequel leur corcelet est jointau corps, est plus long 6c plus visible ; leur corps moinsapplati, tient plus de la figure d’un grain de chapelet unpeu oblong. Le noir est leur couleur dominante. Le con-tour postérieur de chacun de leurs anneaux, est pourtantbordé de jaune ; les bouts de leurs jambes sont aussi de cettedernière couleur. C’esl vers la fin de May que ces guêpes
mettent à l’ouvrage, 6c on en peut voir d’occupées àtravailler pendant tout le mois de Juin. Quoique leur
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