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Tome sixième.
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2$2 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREvrai objet ne soit que de creuser dans le fable un trouprofond de quelques pouces, & dont le diamètre surpassepeu celui de leur corps, on leur en croirait un autre, carpour parvenir à faire ce trou, elles construisent en-dehors* PI. 26 . sig. un tuyau creux *, qui a pour base le contour de f entréeJ ' *’ *’ n ' du trou, A qui, après avoir suivi une direction perpendi-culaire au plan où est cette ouverture, se contourne enernbasr

Ce tuyau sa!longe à mesure que le trou devient plusprofond ; ií est fait du fable qui en a été tiré fil sembleun ouvrage de conséquence, il paraît travaillé avec art,il est comme fait en filigrame grossier, ou en efpece deguillochis. II est formé par de gros filets grainés, tortueuxqui ne se touchent pas par-tout; les vu ides qu’ils laissententr’eux, font paraître le tuyau construit avec art. Cha-que tuyau rf est pourtant pas fait pour durer; nous verronsbien-tôt qu’iJ ne servira de rien au ver à qui la guêpe tra-vaille à faire un logement; il n est qu une forte d echaffau-dage au moyen duquel les manoeuvres de celle-ci font pluspromptes & plus sures.

Quoique je connusse les deux dents de ces mouchespour de fort bons instruments, & capables d entamerdes corps très-durs, f ouvrage qif elles avoient à faire meparaissent rude pour elles. Le fable contre lequel ellesavoient à agir, ne le cédoit guéres en dureté à de la pierrecommune, au moins les ongles attaquoient avec peu desuccès fa couche extérieure, qui étoit plus desséchée quele reste par les rayons du Soleil. Mais étant parvenu àobserver plusieurs de ces ouvrières dans un moment oùj’avois envie de les saisir, dans celui où elles commen-çoient à ouvrir un trou, elles m’apprirent quelles n'a-voient pas besoin de mettre leurs dents à une aussi forteépreuve que je favois cru; quau moyen d’un expédient