des Insectes. V 1 ÏL Mem. 255J ai observé une guêpe qui s etoit contentée de donnerau tuyau un peu plus d un pouce de longueur, Sc qui nelui en vouloir pas davantage, quoiqu’elle eût pu aisémentle prolonger. Ce qui me prouva qiselle iepouvoit, c’estque de temps en temps je la voyois arriver de l’intérieurdu trou, à i’ouverture du tuyau, chargée dune petitepelotte de mortier, elle avançojt feulement sa tête par-delà le bord, & jettoit aussi-tôt fa pelotte, qui tomboit àterre; cela fait, elle retournent dans le trou, elle alloiçcontinuer de le souiller, & revenoit bien-tôt chargée d’unçautre pelotte qu’elie jettoit en-dehors, comme elle y avoitjetté la première. Aussi ai-je observé souvent une quantitéconsidérable de décombres * au pied de certains tuyaux *PI. 26. %.qui s’éíevoient au-deííus des trous percés dans un sable 1 ’ d%dont la couche supérieure étoit horizontale. Là, il y avoitune espece de tablette qui recevoit les pelottes qui feroienttombées à terre, si elles eussent été jettées hors des tuyaux * * ».appliqués contre un mur ordinaire. Une guêpe dom j’aiparlé ci-devant, celle que je ne ceíïài d’obí'erver pendantune heure, & qui en trois heures avoit donné plus dedeux pouces de longueur ail tuyau, ne lui en voulut pa$davantage: je la vis ensuite jetter en-dehors les pelottesde mortier qu’elle apportoit jusqu’à son ouverture.
La fin pour laquelle le trou est percé dans un massif defable, ne íçauroit paroître équivoque. II est assés clair, < 5 con n a pas besoin <f attendre que la suite des opérations dela guêpe l’apprenne, que ce trou est destiné à recevoir unceuf, & à loger le ver qui en doit éclorre. Mais on ne voitpas de même à quelle fin la mouche bâtit le tuyau de fa-ble, dont la construction semble demander beaucoup plusd’art, que la façon de percer un trou. En continuant desuivre une guêpe jusqu a ce que son ouvrage soit com-plet , on reconnoîtra au moins un des usages auxquels le