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Tome sixième.
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262 Memoirespour l'Kistoire

de Juin, & le 20 du même mois ii étoit parvenu à r jndernier terme d’accroissement. Dès le matin de ce dernierjour, je vis qu’il avoit tapissé de soye son logement : latenture qui étoit appliquée sur le verre, étoit mince, &n’empêchoit pas d’appercevoir íe corps du ver ; ií s’étoitfait une coque plus solide par tout ailleurs, c’est-à-dire, àl’un Sc à l’autre bout, Sc par-tout où elle étoit appliquéecontre les parois de fable plus graveleuses que celles deverre, & dont l’attouchement étoit plus à craindre pourla peau délicate qui le devoit couvrir dans la fuite, lors-qu il seroit nymphe.

En mettant douze vers à fa disposition, je í’avois traitéavec prodigalité. La provision que les meres donnent,n’excede jamais ce nombre, oc apparemment qu’il en avoitdéja mangé quelques-uns, lorsque je le tirai de son nid : desdouze vers il n’en laissa pourtant qu’un, encore ne sçais-jes’il ne l’entamma pas. Je trouvai ce ver verd en-dehorsdela coque, qui avoit l’air un peu flasque. Les onze autresvers furent donc mangés en onze jours. Ainsi le ver deguêpe consume environ un ver verd par jour, en suppo-sant que sa faim demande qu’il prenne chaque jour uneégale quantité de nourriture.

Je logeai dans un tuyau partie verre & partie fable, unautre ver de guêpe qui étoit déja gros : c’est celui mêmequi est dessiné dans la pi. 26, fig. 3. Je crus que c’étoitle bien fournir d’aliments que de lui donner trois versverds; il en vint à bout en trois jours; mais aussi se trouva-t-ií alors dans i’état où ils n’ont plus besoin de manger ;dès le troisième jour H travailla à se filer une coque.

La mere guêpe sçait donc exactement juíqu’où doi-vent aller les besoins de chacun de ses vers, iorsqu’elle neleur donne à chacun au plus que douze vers verds ; 6c lorsquelle en donne moins à quelques-uns, elle les donne