des Insectes. VIII. Mem. 267
j’eus lieu de croire que ces chenilles qui paroiíFoient très-saines lorsque je les pris, avoient été blessées en route pardes grains d’une terre très-dure qu’on avoit mis avec ellesdans le même poudrier.
Des guêpes de la grosseur de celles qui donnent des versverds à leurs petits, mais fur le corps desquelles le jaunedomine davantage, pour nourrir les leurs ne vont ni à lachasse des vers, ni à celle des chenilles. Elles jugent appa-remment qu’un gibier d’un tout autre genre est plus augoût de leurs vers : c est d’araignées qu elles les pourvoyent.
Dans tel trou de ces guêpes j en ai trouvé sept à huit, Sc
dans d’autres deux seulement, Sc cela, selon que le ver qui
l’habitoit étoit plus jeune ou plus vieux. Dans un trou
où je ne trouvai que deux araignées de reste, étoit logé
un ver * plus long, par rapport à fa grosseur, que ne *pi. 2 <$.f 5 g.
le font ceux des guêpes ordinaires; ses anneaux étoient 1 '•
plus plistes, plus entaillés; íà tête, faite comme celle des
autres vers de guêpes, avoit deux dents plus sensibles en
ce qsselles étoient un peu plus grandes, & sur-tout parce
quelles étoient plus brunes. Les deux araignées qui lui
festoient, étoient dune espece * à longues jambes; le fond * Fig. 12,
de la couleur de leur corps étoit un beau jaune fouetté
de noir, fur lequel se trouvoit une raye brune qui aíloit
de la partie antérieure du corps au derrière. Au reste,
plusieurs efpeces de guêpes qui ont été observées par
des Naturalistes, 6 c entr’autres par le célébré Vallisnieri,
ne donnent à leurs vers pour toute nourriture, que des
araignées , Sc en donnent d’une eípece différente de celle
epie nous. venons de décrire. II est donc très-probable
stue chaque espece de guêpes choisit constamment pour
la nourriture de ses petits, des insectes d un certain
genre, c’est-à-dire, que les guêpes qui donnent aux leurs
des vers, ne leur donnent jamais des, chenilles ou dès
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