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Tome sixième.
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266 MEMOIRES POUR l’Histoirebout de leur tête à un trou encore trop petit pour ia laisserpasser, & que les dents travaiííoient à aggrandir.

D’autres guêpes de différentes eípeces, mais qu’il nein a pas été permis de suivre dans tous leurs âges & danstoutes leurs opérations, comme il me la été par rapportaux précédentes, font aussi à chacun de leurs petits uneprovision d’infeéìes qu elles renferment dans le trou où ildoit naître. Mais comme différentes efpeces de chenillesse nourrissent de différentes feuilles de plantes & d’arbres,que les unes fe laisseroient mourir de faim, si on ne leuroffroit que des feuilles que les autres rongent avec le plusd’avidité, peut-être aussi que les vers des guêpes de diffé-rentes efpeces, ont des goûts déterminés pour certaines .fortes de gibier. E'tant, avant la mi-Mai, proche ce murdu parc de Bercy, dont j ai déja parlé à 1 occasion d uneefpece d’abeilies, je vis une guêpe plus grosse que cellesdont il a été question ci-devant, qui entra dans un trouqu elle avoit creusé dans la terre qui remplissoit les entre-deux de quelques pierres : j emportai peu-à-peu des grainsde cette terre, & je parvins à mettre à découvert une cavitédans laquelle je trouvai plus de trente chenilles toutes en vie& de même efpece; elles étoient vertes, plus petites que lesvers verds dont il a tant été fait mention, &, fans doute,destinées à nourrir un seul & unique ver de guêpe. Ces che-nilles avoient seize jambes dont les intermédiairesfinissoientpar une couronne complette de crochets. Une teinte rou-geâtre étoit étendue fur le bord des anneaux de quelques-unes, & d’autres avoient pris par tout une couleur vineuseou plus rouge. Je les soupçonnai être des chenilles dur osier, je leur offris des feuilles de cet arbuste, je leurdonnai auísi des feuilles dorme 6c de celles de laitue, maiselles ne mangèrent ni des unes ni des autres, qui, peut-être, ffétoient pas de celles qu elles aimoient. D ailleurs,