des Insectes. W/, 281
de leur origine sont bronzées, ont dans le reste & ía plusgrande partie de leur longueur, une couleur violette. Cesmouches, aisés rares dans i’Iste de Bourbon, font très-com-munes dans l’Isie de France. Elles volent avec agilité. Cefont des guerrières qui ne nous craignent pas ; elles entrentvolontiers dans les maisons, elles volent fur les rideaux desfenêtres,pénétrent dans leurs plis 6c en refortent; lorfqu’ellesy font posées, elles font aisées à prendre; mais on doit bienfe donner de garde de le faire, fi on n’a la main munie d unmouchoir doublé & redoublé plusieurs fois. La piquûre deleur aiguillon est plus à redouter que celle des aiguillonsdes abeilles & des guêpes ordinaires; cette guêpe ichneu-mon darde le sien bien plus loin hors de son corps, queces autres mouches ne peuvent darder le leur.
Dans les bois & dans le pays découvert de flsie deFrance, on ne trouve point d’abeilles domestiques, au lieuqu’on en trouve en quantité, & qui font beaucoup de cire&. de miel , dans les bois de i’Iíïc dc Bourbon. On attribuéavec vraisemblance la cause de la rareté des abeilles dansla première de ces Istes, à ce que les guêpes y font beaucoupplus communes que dans f autre; ce qui confirme ce quenous avons déja rapporté ailleurs des abeilles qu’on prétendêtre détruites dans nos Isies de f Amérique par les guêpes.M. Cosiìgni n’a pas eu occasion d’obferver si ces guêpesìchneumons d’une couleur si belle Sc si éclatante, en vou-voient aux abeilles; mais il leur a vû livrer des combats don til ne pouvoit que leur fçavoir gré ; c’étoit à des infectes quileur sont fort supérieurs en grandeur, & fur lesquels néant-moins elles remportoient une pleine victoire. Tous ceuxqui ont voyagé dans nos Isies, connoiífent les kakcrlaques;souvent même ils les ont connues avant que d’y être arri-vés : nos vaisseaux n’en font que trop fréquemment infectés.Tome VI N n