t> es Insectes. IX. Mem. 505
Quelquefois j’ai pu voir * que la portion de la queue * PI. 29 .%.qui ctoit contournée par-delà le derrière, n’étoit composée 3 ' c "que des deux demi-fourreaux : la tige d u milieu, celle dela tarriére *, fàisoit íòn chemin en ligne droite, & étoit à * r.découvert depuis son origine juíqu’à sendroit où les deuxdemi-fourreaux commençoient à se trouver sous le ventre.
Ces demi-fourreaux 6c la tige de la tarriére font de natureécailleuse, & par conséquent incapables d extension. De làon doit tirer une conséquence qui supplée à ce que nousn avons pu observer, Sc qui démontre ce que nous n’avonsque présumé, que lorsque la tarriére perce, sa pointe excedeie fourreau. 11 paroît même s ensuivre que le fourreaun’accompagne pas la tarriére quand elle entre dans l’enduitqu’elle perce; car la différence aisés considérable qu’il y aentre la longueur de la portion * de la tige de la tarriére, * e.qui est à découvert près du derrière, 6c la longueur de laportion * des deux demi-fourreaux pliés en arc, est la * e.mestire de la longueur de la partie de la tarriére qui a pé-nétré dans le fable. C est ce qu'on concevra aisément enjettant un coup d œil sur la figure ; & on concevra enmême temps, que si lare décrit par la première portiondes demi-fourreaux, étoit plus grand, comme il le peutêtre, alors la tarriére pourroit entrer feule de plusieurslignes dans l’enduit de fable.
Quand on pense combien la tige de la tarriére est fine,quelle n est presque qu’un cheveu, on voit qu’il convenoitquelle sût soutenue 6c fortifiée par les deux demi-four-reaux : fa portion qui a pénétré dans l’enduit, n’a pas lemême besoin de leur appui, elle en trouve un suffisantdans les parois du trou où elle s’esl logée. La partie de latarriére qui est en dehors du trou, ne forme encore avec lesdeux pièces qui lui font un étui, qu’un fil assés délié, qui doitêtre fort flexible,& qui peut aisément se courber vers le côté,
Tome VI. Q q