5ó6 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREpar rapport auquel la force qui ie pousse, tend à le rendreconvexe. L'ichneumon sçait néantmoins maintenir la tigede i'instrument en ligne droite; je lai vû quelquefois porterla première jambe du même côté en avant, & bien par-delà la tête, en appliquer le bout ou le pied contre f étui
* Pi. de la tanière*, & la forcer ainsi à rester droit, en lui don-
nant un appui qu’eile ne pouvoit faire céder.
Nous avons déja fait entendre que la tige de la tarriéreest plus large qu’épaisse, un peu applatie : quand on fobferve
*Fig. 9 .ce. au microscope, on découvre une espece de fente*, uneefpece de cannelure qui partage en deux également unede fes faces depuis la base jufqu’à f extrémité. II sembleque la tige puisse se diviser en deux parties ; il y a au moinstoute apparence que les deux bords de la fente ne tiennentfun à f autre que par une membrane qui leur permet des’écarter : on a peine même à concevoir qusils le puissentsuffisamment dans le temps où bœuf doit être porté dansle fond du trou ouvert par la pointe de finstrument ; carle seul canal par où il puisse être conduit, est dansl’intérieurde la lige de la tarriére. Toûjours en doit-on conclurre quel’œuf est extrêmement petit. Le microscope, & même unesimple loupe, mais très-forte, m'ont pourtant fait voir aubout de la tarriére fouverture qui suffit fans doute pourlui donner passage, & j ai appris en même temps quedes parties charnues ou molles remplissent l’intérieur dela tarriére. L'ayant prestée fortement entre deux doigtsdans le temps que je l’obíervois au travers d’un verre quigrossissait beaucoup, j’ai vû sortir de son bout une efpece
* Fig. io. o. de rouleau de matière blanche * : je n'eusse pas hésité à
le prendre pour un œuf, si fa longueur, trop grande parrapport à Ion diamètre, ne m’eût jetté dans le doute.Près du bout on distingue mieux que par tout ailleurs unemembrane blanche qui permet aux deux lèvres de la fente