des Insectes. IX. Mem. z 17& logée dans une coulisse d’où on l’oblige de sortir enpressant le corps ; la coulisse est formée par deux demi-étuis, comme i’est celle des plus grands ichneumons dusecond genre : les mâles & les femelles tiennent leurs ailescroisées fur leur corps.
Lorsque celles que j'aî observées, surent sorties du corpsdes crisalides, elles se trouvèrent encore prisonnières, ellesse trouvèrent renfermées dans le poudrier de verre où lescrisalides l’étoient. Mais les mâles quoiqu extrêmementvifs, quoiqu’ils fussent dans une agitation continuelle, sem-bloient moins desirer de se mettre en liberté que de trou-ver des fémelles auxquelles ils se pussent joindre : il n’y ena pas de plus ardents. Les fémelles étoient en très-grandnombre dans ce poudrier, & n’y étoient guéres tranquilles,souvent elles y voioient : dès qu’il y en avoit une quimarchoit fur les parois du vase, quelque mâle ne tardoitpas à íauter ou à voler íur íòn corps * ; car ils ont un petit * PI. 3 o. %.vol qui a l’air d’un íàut, ou, si l’on veut, leurs ailes lesaident à sauter. Le mâle se place d’abord sur le milieu ducorps de la fémelle *, de maniéré que les deux têtes font * Fïg. 13.tournées du même côté; mais il y a encore loin de celledu mâle à celle de la fémelle, parce que la fémelle surpassebeaucoup le mâle en grandeur. Dès que celui-ci s’esl posé,ìl marche en avant juíqu’à ce que íà tête excede un peucelle de la semelle *, alors il ne manque pas de l’incliner * Fíg. 14.& de lappliquer fur le devant de celle de 1 autre; il sembleque le mâle va donner un baiser à la semelle : c est une ca-resse d’un instant; dès quelle est faite, il s’en retourne très-vîte à reculons, jusqu’à ce que son derrière se trouve par-delà celui de la fémelle * ; alors il le recourbe & fait passer * Fïg. 155le bout de son corps fous le ventre de celle-ci, vers le milieuduqueí il le conduit ; là il le tient fixé un moment. Ondoit soupçonner qu’il se passe plus alors qu’on ne voit ;
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