3 I 8 MEMOIRES POUR i/HlSTOIREmais ce qui s’y passe, se fait très-vîte, car fur le champ íemâle ramene tout son corps fur le dessus de celui de lasemelle; il va ensuite en avant, jusqu n ce que fa tête passe
• %• une seconde fois par-delà celle de îa femelle *, en-devant
de laquelle il fincline, & contre laquelle il 1 applique,comme pour lui faire une seconde caresse semblable à lapremière ôc d’une aussi courte durée. II ne l’interromptque pour retourner en arriére & pour faire passer encore15. le bout de son corps par-dessous celui de la femelle * ; là ilne íe tient encore qu’un instant, à la fin duquel il partpour aller faire une nouvelle caresse à la tête. II y a eu telmâle à qui j’ ai vu répéter tout le manège qui vient d’êtrerapporté, plus de vingt fois de fuite ; Sc je ne fçais pendantcombien de temps il Peut continué dans un lieu où rienne l’eût troublé, car je ne Pai vu fe retirer de dessus lasemelle, que quand un mâle plus frais venoit le chasserd’une place dont celui qui s’en est emparé, ne reste pastoujours si long temps possesseur tranquille: d’autres mâlesimpatients volent fur la fémeile & débusquent celui qui yest. Le nombre des fémelles du poudrier ne pouvoit passuffire à satisfaire à la fois tous les mâles ; il y avoit deuxou trois de ceux-ci, pour une de celles-là.
Quand on presse le derrière d un de ces mâles qu’on tientsaisi entre deux doigts, il s’allonge, ôc on en volt sortir deux
• / demi-gouttiéres * qui forment un étui à une partie * quem. la pression continuée fait avancer autant par-delà Pétui,
que celui-ci a de longueur: le bout de cette partie est tailléà peu-près comme le bec d’une plume à écrire.
Au moyen du nombre prodigieux des différentes eípecesd’ichneumons, il y en a de répandus par-tout, dont lesfémelles cherchent des infectes, des nids & des œufs mêmed’infèctes propres à recevoir leurs œufs, Sc à nourrir les versqui en éclosent; cependant comme il faut beaucoup de