34-0 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREpar-dessous, elle a quelque chose de la figure d’un cœurapplatti, parce qu’elle a une íòrte d’échancrûre au milieude son bout antérieur. Ce seroit-là, ou tout auprès, quedevroit être la bouche, si le formica-leo en avoit une placéecomme lest celle de tant d’autres insectes. Une des mé-prises de M. Vallisneri, est d avoir cru y en avoir trouvéune dont il a décrit les environs, comme s'il savoit vue.M. Poupart n’est point tombé dans cette erreur: si cepen-dant M. Vallisneri eût donné l’attention dont il étoit capa-ble, aux faits que le formica-leo lui oíFroit, s'il les eût aisésobservés, il en eût conclu qu'une bouche placée commecelle des autres insectes, lui étoit parfaitement inutile;auísi lui en chercheroit-on-ià une en vain, ou une trompecapable de faire i’office de la bouche. L’Auteur du Formi-ca-leo, qui est celui de toute la Nature, ne la pourtant pasprivé de l’organe propre à lui fournir la nourriture néces-saire à sa subsistance ; mais il l’a placé d’une façon très-particuliére : au lieu même d’une bouche ou d’une trom-pe, il lui en a donné deux. I)'auprès de chaque extrémité* PI. Z2. fig. du devant de la tête + , part une corne. Elles font les deuxs! c,’ c! parties de cet insecte, qui se font le plus remarquer, Sc lesplus dignes peut-être de notre attention : la longueur de cha-cune est d’envíron une ligne & demie dans le formica-leoqui n'a plus à croître. On íeroit tenté de les regarder com-me analogues à celles de quelques ícarabés, & entr’autres àcelles du cerf-volant ; mais leur usage est tout autre : cesdeux cornes font deux trompes destinées à pomper le socdont est rempli le corps de différents infectes, & à le fairepasser dans celui du formica-leo. Ce sont d ailleurs destrompes tout autrement construites que celles des papil-lons Sc des mouches de différents genres, que nous avonseu occasion de décrire, Sc tout autrement dirigées. Ellesfont écailleuses, mobiles, placées toutes deux à même
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